ALERTE !

Nous sommes engagés dans la vie de notre bibliothèque rurale par des lectures publiques : accueil d’écrivains, lectures d’albums en direction des enfants, lectures pour nos concours de nouvelles, etc. Ces lectures gratuites permettent aux auteurs invités de vendre leurs livres ; par exemple Thomas Scotto a signé 125 livres qui ont été vendus pour sa venue. Nous sommes inquiets des orientations que prend le SCELF (société civile de l’édition de langue française) : « réclamer aux collectivités des droits d’auteurs pour les lectures publiques ».
Nous savons que le SCELF doit rencontrer L’ABF et nous sommes impatients de connaître les résultats de cette rencontre.

Nous rappelons que tout ce travail d’accueil d’auteurs et de promotion des livres et albums,  nous le faisons bénévolement, que nous nous battons pour chercher des subventions pour payer les auteurs, acheter leurs livres. Aussi si le SCELF veut que notre militantisme pour promouvoir la lecture et les livres s’arrête qu’il continue dans  cette voie de taxation de la lecture publique. Bien sûr nous ne mettons pas en parallèle les œuvres utilisées pour des créations payantes (lectures, théâtre, etc.) et notre travail qui lui est bénévole et gratuit.
Je vous conseille d’aller voir le site du SCELF et aussi de suivre la rencontre entre L’ABF et le SCELF.
Ci-joint à cette alerte une lettre écrite et adressée à Thierry Magnier, représentant du SCELF par Monsieur Thibaut Canuti, conservateur de bibliothèque qui lui aussi s’inquiète de cette situation.

Daniel Sanzey, animateur du concours « Des nouvelles, bonnes nouvelles ! »

 

Points de vue d'auteurs

Horacio Quiroga

« La nouvelle, c’est la flèche et sa cible aussitôt atteinte."

Jules Janin

« La nouvelle, c’est une course au clocher. On va toujours au galop, on ne connaît pas d’obstacle, on traverse le buisson d’épines, on franchit le fossé, on se brise les os, on va tant que va son histoire. »

Constant Burniaux

« La nouvelle n’a pas sa place à l’ombre du roman. Elle n’est pas, elle ne fut jamais un roman déshydraté. »

Ambrose Bierce

« Roman: nouvelle considérablement rembourrée. » 

Jean-Noël Blanc

« Comparer la nouvelle au café. Un café serré. Quand il est préparé comme un expresso en Italie, on n’a pas besoin d’en boire un bol. Même pas une tasse. Juste le fond d’une tasse et ça suffit. » 

 

Annie SAUMONT

Dans l'art de la nouvelle, le dosage est toujours en faveur de l'absence, comme si, pareil au potier qui fait son vase avec du vide qu'il entoure d'argile, le nouvelliste faisait sa nouvelle avec du non-dit en plaquant quelques mots par-dessus.

Béatrix BECK

Michel-Ange disait qu'en enlevant d'un bloc de marbre le trop, le résultat était une statue. En enlevant d'un brouillon le trop, l'inutile, le non-indispensable, le résultat est une nouvelle.

Jean-Claude BOLOGNE

 

Les nouvelles, "ce sont les bonsaïs de la forêt littéraire".

Hervé BAZIN

On peut faiblir sur 1 000 m et se reprendre. Sur 100 m, non. En face du roman, la nouvelle est dans le même cas : elle n'a pas droit à la moindre erreur.

Jean-Noël BLANC

La nouvelle est un texte bref. La brièveté n'y est pas la minceur. Être bref sans être mince, ce n'est pas un mince mérité. La nouvelle mérite donc bien de la chose littéraire.

Quel est le vôtre ?

Donnez votre point de vue sur la nouvelle en vous interdisant de dépasser 50 mots. Pour cela, faites nous parvenir votre texte accompagné de votre nom en utilisant le lien "contact".

Nous le diffuserons.

Vos points de vue

Pierre Clausse

Plus court qu'un roman, plus long qu'un poème, c'est un récit dense, homogène, complet et achevé  d'une chute mémorable, sans que la nouvelle en tant qu'art puisse ainsi être définie sans risque polémique.

Janine Greinhofer

Lire des nouvelles, vraiment?
Allez-y, oui, bien sûr !

N'ayez pas peur,
Oubliez vos préventions !
Usinée avec amour par l'orfèvre écrivain
Virtuose de l'essentiel,
Epris du mot juste et de l’ellipse,
La nouvelle,
Libre et généreuse,
Est faite pour vous, exigeant lecteur.

Janine Greinhofer

Portrait chinois de la nouvelle : Si c'était une fleur, ce serait une violette qui, comme elle, ne se pousse pas du col mais laisse, à qui l'a respirée une fois, le souvenir pénétrant de son parfum subtilement complexe.   

Roland Paulet

C'est la loi du genre : court. Aussitôt, apparaît la liste des interdits de séjour, anticonstitutionnellement le sait bien. Il coupe, il coupe le futé qui avec ténacité polit son bijou. Ça y est, tout y est, rien n'y manque: un monde palpitant en quelques feuillets.

Françoise Thomas

Une lucarne, on passe la tête.

Tout un monde et si peu de mots pour l’embrasser.

Toute une vie et si peu de temps pour la connaitre.

C’est une nouvelle et on boit ici l’élixir d’un roman.

Daniel Sanzey

«  Concentré de tomates…Voilà à quoi me fait penser la nouvelle. Concentré de mots qui nous disent l’essentiel. Pourquoi tomates? Parce que c’est un merveilleux fruit qui peut embrasser toutes sortes de formes et de couleurs. À consommer sans modération ! » 

Françoise Sanzey

« La nouvelle c’est une chanson. Un monde, une vie, installés en quelques mots. Et la musique? Chacun a la sienne, cachée dans sa tête. »